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Blanchiment de la peau : Vera Sidika, la « Kim Kardashian du Kenya », relance le débat

170 000 dollars. C’est la somme qu’a avoué avoir dépensée Vera Sidika, la star people du Kenya, pour se blanchir la peau. De quoi relancer le débat sur cette pratique très controversée, notamment sur Twitter où le hashtag #BleachedBeauty a été utilisé près de 3 000 dans la seule journée du 10 juin.

On l’appelle parfois la « Kim Kardashian du Kenya ». Et pour cause, à l’instar de son homologue bimbo américaine, Vera Sidika est une star au Kenya, en particulier sur les réseaux sociaux. Et, en bonne professionnelle du buzz, elle sait comment faire parler d’elle.

Vendredi 6 juin, dans une interview accordée à la télévision kényane, Vera a ainsi ouvertement parlé de sa récente opération d’éclaircissement de la peau, un sujet tabou au Kenya, où ce genre de pratiques est souvent clandestin. « Être jolie est mon business, (…) je fais ce que je veux de mon corps », a-t-elle déclaré, affirmant avoir plus de succès depuis son « blanchiment ».  » La belle – dont l’origine de la fortune reste mystérieuse – a ensuite expliqué que son opération s’était déroulée au Royaume-Uni et avait coûté environ 15 millions de shillings kenyans, soit environ 170 000 dollars.

Une coquette somme qui a fait réagir. Très vite, les réactions sur les réseaux sociaux kenyans ont pris de l’ampleur. « J’ai été accusé de promouvoir une idée de la beauté centrée sur la blancheur », a déclaré l’animateur Larry Madowo. Et la chaine de télévision NTV a décidé de poursuivre le débat. Dans une émission, elle a demandé aux gens de partager leurs idées sur la question en utilisant le hashtag #BleachedBeauty.

Résultat, dans la seule journée du 10 juin, près de 3 000 personnes ont joué le jeu, la plupart critiquant l’attitude de Vera Sidika. « Les femmes #Bleachedbeauty vont bientôt tenter de blanchir leurs cerveaux afin d’avoir des idées brillantes », écrit un internaute, tandis que beaucoup se disent déçus par la star kényane que d’autres considèrent toutefois comme ouverte et honnête.

Outre la question de l’identité, c’est également dans le domaine de la santé que le débat fait rage. Si selon le magazine Cosmopolitan, 20% des femmes d’origine africaine utiliseraient des produits éclaircissants, ces derniers peuvent souvent entraîner des effets néfastes en raison de leur composition contenant de la cortisone ou des substances interdites comme l’hydroquinone dosée à plus de 2%. Sans parler des produits de contrebande. Contrairement à Vera Sidika, toutes les candidates au blanchiment n’ont pas 170 000 dollars à dépenser…

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