Deux membres d’un gang se donnent des coups de couteau effroyables à Pikine !

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Les limiers du commissariat de police de l’arrondissement de Pikine ont déféré hier au parquet le malfrat C.S. pour tentative de vol avec violences commis la nuit avec usage d’arme blanche (couteau à cran d’arrêt). Le mis en cause se battait avec un autre membre de gang et tentait de lui prendre ses biens matériels.

Une partie de jeu de hasard avec mise d’argent (3000 F) a effroyablement fini dans le sang, entre deux membres du même gang, aux abords du marché Syndicat de Pikine dans la banlieue dakaroise. Les malfaiteurs se livraient à une partie de jeu communément appelée «les trois cartes», à 02 heures du matin, lorsque l’un d’eux (Daouda F) remporte le jackpot et suscite en même temps la colère de son camarade de jeu malheureux (Cheikh. S).

Il perd et réclame son argent ; la partie de poker vire aux coups de couteau à cran d’arrêt

A l’issue de la partie de jeu, souffle-t-on, Cheikh perd devant son compagnon Daouda, refuse d’accepter sa défaite et réclame son argent. Il utilise la force, engage une bagarre avec son ami et lui flanque un coup de poing d’acier à la figure. Ce dernier devient groggy, encaisse tout de même le coup et réplique aux assauts. Des membres du gang interviennent, s’interposent et séparent les antagonistes. C’était à deux jours de la fête de Tabaski.

Mardi 5 septembre, indiquent des témoins, Daouda retourne à leur lieu de fréquentation à 02h du mat’, aménage son dortoir et rejoint ses amis de gang dont Cheikh, pour une partie de causerie. Ruminant encore sa colère, Cheikh brandit subitement un couteau à cran d’arrêt, fonce sur Daouda, qui aperçoit l’arme blanche et tente de se sauver. Mais, il est vite appréhendé, maîtrisé et poignardé à plusieurs reprises au niveau des cuisses et des parties intimes.

Informé de la présence des brigands, les policiers débarquent, tombent sur Daouda, tout ensanglanté, l’interpellent et le conduisent à l’hôpital de Pikine. Ils retournent sur le lieu de consommation de diluant et de jeu de hasard avec mise d’argent des délinquants, fouillent le coin et mettent la main sur Cheikh S, qui est ivre mort et détient le fameux couteau à cran d’arrêt. Ils le menottent, l’embarquent dans le panier à salade et le conduisent au commissariat de police.

«Je l’ai poignardé aux cuisses et au sexe, car il m’a versé du diluant à l’œil gauche»

Daouda affirme avoir été agressé par son acolyte, qui cherchait vaille que vaille à le détrousser, après que celui-ci a perdu sa mise dans la partie de jeu de cartes. Cheikh soutient le contraire et déclare avoir répliqué à l’attaque de son compère qui, selon lui, lui a versé du diluant à l’œil gauche, alors qu’il disait lui réclamer des téléphones portables appartenant à autrui. «Certes, je lui ai planté des coups de couteau à cran d’arrêt aux cuisses et aux parties intimes, car il m’a versé du diluant à l’œil gauche. Je ne faisais que lui réclamer les deux portables d’un ami qu’il voulait vendre. Il a d’abord voulu m’attaquer avec un couteau au cou, mais j’ai esquivé le coup. Si je n’étais pas plus costaud que lui, il allait me faire subir le même sort. Il est même capable de m’égorger», a soutenu le mis en cause devant nos informateurs.
Jotay.net


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