Fatou Diouck: L'expérience au service du groupe

11

A l’annonce de son nom, lors de la présentation du Sénégal au début d’un match, les applaudissements et les youyous se disputent la première place.  

Un hommage mérité pour Fatou Diouck qui, depuis 16 ans, évolue au sein de cette sélection nationale. Le volley-ball, elle le pratique depuis qu’elle a 13 ans. «Les filles à qui j’ai appris à jouer se retrouvent dans l’équipe avec moi,  c’est assez marrant », confie-t-elle avec un sourire en coin. Jusqu’ici, tout va bien. Après trois matches dont deux victoires et une défaite, le Sénégal est qualifié pour les demi-finales.

«Je suis venue avec l’ambition d’aller le plus loin possible dans la compétition. Notre objectif est d’arriver en finale. Qu’on la gagne ou pas, il faut surtout y arriver», déclare Fatou Diouck, du haut de ses 32 ans. Il faudra bien franchir un ou plusieurs paliers de plus. En 2015, à Nairobi, le Sénégal avait terminé au pied du podium.

Grâce à son expérience acquise aussi bien en sélection nationale que dans les clubs professionnels dont elle a été sociétaire, Fatou Diouck est considérée comme le maillon fort du Sénégal. Même si elle relativise en indiquant que le volley-ball est avant tout un sport collectif. Ses passages dans les clubs en France, en Finlande, en Thaïlande, en Azerbaïdjan et en Corée ont contribué à faire d’elle une joueuse avertie. «Avant les matches, je demande à mes coéquipières de jouer relax, zen. Et quand on mène, je leur demande surtout de ne pas se précipiter et de savoir utiliser le temps», précise celle qui joue au poste 4.

C’est après la victoire de son club GS CALTEX au tournoi préparatif au début de la saison sportive en Corée que Fatou Diouck a rejoint ses coéquipières. Celle qui participe à sa 7ème Can a déposé ses valises dans ce club coréen, basé à Séoul, en août dernier. Elle venait de Bangkok, plus précisément du Suprême VC, où elle avait été sacrée meilleure joueuse du championnat thaïlandais. Et aussi, meilleure joueuse du tournoi de la ligue asiatique des clubs champions. «Le volley-ball est très populaire en Asie. On ne marche pas seule en route, sinon on est aussitôt reconnue», conclut-elle.


LEAVE A REPLY