LA MAITRISE DE L’INFORMATION MÉTÉO PRÉCONISÉE POUR UNE RÉSILIENCE DES PÊCHEURS AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

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Foundiougne (Fatick), 29 nov (APS) – La compréhension et “la fourniture pertinente et efficace” des informations climatiques et météorologiques permet aux acteurs de la pêche artisanale d’accroître leur résilience et leur productivité, a estimé, mardi, à Foundiougne (Fatick), Tidiane Dédhiou, ingénieur météo et prévisionniste à l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM).
“On a compris qu’avec ce phénomène de changement climatique, les pêcheurs sont confrontés à d’énormes difficultés”, a-t-il fait observer au terme d’un séminaire de sensibilisation et de formation des pêcheurs sur les services d’informations climatiques (projet Cinsère).
Il consiste en “des ateliers organisés un peu partout sur les pays côtiers à Saint-Louis, en Casamance, à Mbour et aujourd’hui c’est Foundiougne qui abrite l’atelier pour former les acteurs du Sine-Saloum”, a expliqué l’ingénieur météo.
Selon lui, ce projet permet de “sensibiliser les pêcheurs et faire en sorte qu’ils puissent tenir compte de l’information météo avant d’aller en mer, parce qu’on est en mesure de prévoir des phénomènes tels que la houle dangereuse, les vents forts ou des fortes pluies qu’ils rencontrent” en mer.
De cette manière, a relevé M. Diédhiou, il s’agit “d’accroitre la résilience et la productivité des pêcheurs face aux changements climatiques”, grâce à la communication et à la fourniture améliorée des services d’informations climatiques.
Une maîtrise de ces données météorologiques va réduire “les accidents en mer et les pertes en vies humaines”, a-t-il indiqué.
Avec cette nouvelle démarche, “la plupart des acteurs de la pêche surtout les CLPA (Conseil local de la pêche artisanale) et les services techniques, de même que les pêcheurs eux-mêmes, appellent avant d’aller en mer pour s’enquérir de la situation”, a indiqué Tidiane Diédhiou.
L’ANACIM, dans la même perspective, a élaboré un bulletin qui se base sur les couleurs, pour mieux communiquer avec les acteurs de la pêche artisanale, a renseigné M. Diédhiou.
Suivant cette méthode, “la couleur verte signifie que la situation est calme et que les pêcheurs peuvent aller faire leurs activités, la couleur jaune demande une vigilance, la couleur rouge symbolise le danger avec des risques et des phénomènes dangereux en mer”.
 Outre ces couleurs signalétiques, a poursuivi l’ingénieur météo, “il y a la presse, les SMS pour accroître les cibles” de l’information météorologique.
Au finish, “il y a une conscientisation des acteurs” relativement aux risques d’accidents en mer et “d’ici quelques années, si les acteurs de la pêche continuent cette dynamique, on pourra” en réduire le nombre, a-t-il fait valoir.

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