Massacre de Las Vegas : les graves incohérences de la version officielle

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Lundi 9 octobre, la police de Las Vegas a revu la date à laquelle Stephen Paddock s’est enregistré à la réception du Mandalay Bay – affirmant que c’était le 25 septembre, et non le 28, comme on l’avait cru auparavant. Le lendemain, Nicole Rapp, dont la mère a été piétinée par la foule au cours du massacre, a déclaré à l’Associated Press : « J’ai beaucoup de mal à comprendre comment ils ont pu ne découvrir ça qu’une semaine plus tard. Ils ne le savaient pas avant ? Comment c’est possible ? C’est traumatisant pour les victimes et leurs familles de ne pas vraiment savoir ce qui s’est passé. »

Contrairement aux affirmations répétées du gouvernement selon lesquelles mettre en doute la version officielle d’incidents impliquant de nombreuses victimes ferait « du tort aux familles », ce qui leur fait vraiment du tort, ce sont les comptes-rendus partiels invraisemblables qu’on nous présente comme la vérité. Au contraire, seule la vérité authentique – un récit cohérent, qui colle à la réalité – pourra rendre leur sérénité aux victimes de tels attentats.

L’apparente ignorance de la police et du FBI concernant la date à laquelle Paddock est arrivé au Mandalay Bay n’est qu’un exemple parmi les nombreuses autres incohérences autrement plus graves dont fourmille la version officielle des événements de la nuit du 1er octobre à Las Vegas. D’ailleurs, quiconque doté d’un détecteur de foutaises performant repérera aisément ces incohérences. Ci-dessous, j’énumère les plus flagrantes.

Paddock n’était pas un « loup solitaire »

De nombreux témoins oculaires ont rapporté avoir entendu des tirs au niveau du sol à proximité du festival « Route 91 Harvest ». De nombreuses vidéos semblent étayer ces témoignages : on y entend des bruits de tirs relativement lents, sourds et peu sonores, typiques d’une mitrailleuse militaire automatique à bande de munitions (comme le M240) tirant à une distance identifiable ; à une distance plus rapprochée et souvent en simultané, on entend également des tirs plus aigus et plus rapides ressemblant à des « craquements », et typiques d’une arme de calibre inférieur (comme un AR-15). La plupart des témoins oculaires affirment que ces tirs plus proches provenaient de la zone à l’est du concert, c’est-à-dire de la direction opposée aux tirs provenant du Mandalay Bay.

Les enregistrements des transmissions de la police indiquent clairement que les policiers du LVMPD (Las Vegas Metropolitan Police Department) étaient eux aussi convaincus de la présence d’au moins deux tireurs dans l’enceinte du Mandalay Bay, et qu’ils étaient occupés à répondre à de nombreux signalements de coups de feu dans plusieurs autres hôtels. Corroborant ces transmissions, de nombreux témoins oculaires rapportent (y compris via des séquences vidéo) avoir entendu des tirs et avoir assisté à des mouvements de panique générale dans plusieurs autres hôtels situés en amont du Las Vegas strip, certains à plus de 2,5 km du festival.

Ces témoignages ont été systématiquement ignorés ou rejetés par la police de Las Vegas, le FBI et les médias – selon toute apparence, parce qu’ils contredisent la version officielle d’un loup solitaire au Mandalay Bay.

Pour vous faire une idée (preuves à l’appui) de l’étendue de ces fusillades dans d’autres établissements et secteurs de Las Vegas, lisez l’excellent article de Niall Bradley, Las Vegas Terror Attack: Clear Evidence of Multiple Shooters at Multiple Hotels.

Le 27 septembre, quelqu’un a appelé le room service depuis la suite de Paddock, pour commander un plateau repas conséquent ; le reçu (publié par Tony Hernandez Armenta, serveur au Mandalay Bay) mentionne : « clients : 2 ».

Reçu de la commande passée depuis la chambre de Paddock.

L’enquêteur indépendant « Nick Falco » a séjourné au Mandalay Bay le 14 octobre et a commandé la même quantité de nourriture. Son reçu mentionne : « clients : 1 », ce qui suggère que le room service de l’hôtel est au courant du nombre de clients qu’il sert.

Reçu de la commande passée par Nick Falco.

Il semble évident que Paddock – ou un tiers – est arrivé dans cette chambre accompagné. Le LVMPD et le FBI semblent ignorer cette information.

Autre témoignage apparemment étouffé : de « nombreux responsables supérieurs des forces de l’ordre briefés sur l’enquête » ont déclaré à NBC News que les registres du garage du Mandalay Bay indiquent qu’à un certain moment, alors que la voiture de Paddock avait quitté le garage, l’une de ses cartes-clés avait été utilisée pour pénétrer dans sa chambre. »

Malgré le témoignage de ces responsables supérieurs, lorsqu’on l’a interrogé sur ce point, Kevin McMahill, shérif adjoint du LVMPD, a répondu : « Je ne suis pas au courant de cela. » Apparemment, de nombreux hauts responsables des forces de l’ordre sont, eux, au courant, mais cette information a été supprimée de la version officielle.

La chambre 135 du 32e étage du Mandalay Bay témoigne à elle seule de la présence de deux tireurs dans la suite. Deux fenêtres ont été brisées et utilisées comme positions de tir. Pourquoi un loup solitaire prendrait-il le temps et la peine de briser deux fenêtres (éloignées de 18 mètres) et de passer de l’une à l’autre pour tirer, alors que ces deux fenêtres offraient la même vue de la zone de concert ? Ça vous paraît plausible, qu’un tireur isolé dans cette chambre soit capable de tirer en alternance depuis ces deux fenêtres tout en gardant constamment l’œil sur les flux vidéos des caméras installées sur le chariot de room service à l’extérieur de la chambre, ainsi que sur le judas de la porte ?

Une chronologie vraiment très confuse

Dans la chronologie initiale donnée par Joseph Lombardo, shérif de Las Vegas et du comté de Clark, l’agent de sécurité Jesus Campos est arrivé au 32e étage vers 22h15, pour contrôler une « alarme de porte » dans le couloir, non loin de la chambre de Paddock. Toujours d’après Lombardo, au moment où Campos s’approchait de la porte de la chambre de Paddock, « plus de 200 balles ont été tirées à travers la porte », l’une d’elle blessant Campos à la jambe. Ensuite, les tirs ont cessé. Campos a été acclamé comme un héros parce qu’il avait « dérangé » le tireur, mettant alors fin à l’attentat contre les festivaliers, peut-être même sauvant de nombreuses vies. Peu après, 8 officiers de police sont arrivés au 32e étage, mais ce n’est que vers 23h20 – soit plus d’une heure plus tard – qu’une SWAT team (équipe d’intervention d’urgence) a pénétré dans la chambre de Paddock, un retard jugé « excessif » par les médias.

La première chronologie donnée par le shériff Lombardo.

Lors d’une conférence de presse ultérieure, le shérif Lombardo a abordé ce « retard excessif », déclarant qu’en réalité, il n’y avait pas eu de retard et qu’au 32e étage, les policiers étaient relativement détendus parce qu’après leur arrivée à 22h17 (deux policiers) et à 22h26 (8 policiers supplémentaires), ils n’avaient plus entendu aucun tir. Ils avaient alors commencé à faire évacuer les chambres longeant le couloir. Lors de cette conférence de presse, Lombardo a affirmé que, tandis que la première équipe de policiers faisait évacuer les chambres, une deuxième « équipe de choc » constituée de deux officiers de la brigade cynophile, d’un inspecteur et d’un membre d’une SWAT team « transportant de grosses valises remplies de matériel technique » est arrivée par l’escalier et s’est approchée de la chambre de Paddock à 22h55. Lorsque cette équipe a vu les caméras installées à l’extérieur de la chambre de Paddock, elle « s’est repliée et a attendu l’arrivée d’une SWAT team au complet » – toujours d’après Lombardo. Au cours de cette même conférence de presse, Lombardo a également déclaré : « Des membres de la SWAT team ont bien déchargé leurs armes au niveau de la chambre », or lorsque les quatre policiers ont été interviewés dans l’émission 60 minutes, ils n’ont pas mentionné avoir fait usage de leurs armes, et le présentateur de l’émission a clairement affirmé qu’à aucun moment, alors qu’ils se trouvaient à proximité de la chambre de Paddock, les policiers n’ont entendu le moindre coup de feu.

Dans la version finale des événements, cependant, aucune SWAT team au complet n’est jamais arrivée sur les lieux, et ce sont les quatre policiers qui ont fait sauter la porte et ont pénétré dans la chambre à 23h20. Rappelez-vous, on nous raconte qu’il n’y a eu aucune autre fusillade à Las Vegas cette nuit-là. Les seuls coups de feu tirés provenaient du 32e étage du Mandalay Bay, et ces tirs avaient cessé à 22h15. Une heure et cinq minutes après l’arrêt des tirs en provenance de la chambre de Paddock, aucune SWAT team au complet n’était disponible. Pourquoi donc ? Peut-être parce que toutes les SWAT teams de Las Vegas étaient occupées à gérer les nombreuses autres fusillades signalées dans plusieurs hôtels, comme je l’ai déjà exposé en détail ?

Portes de la suite de Paddock, au bout du « couloir 100 » du Mandalay Bay.

Quelques jours plus tard, la chronologie initiale a été modifiée. L’heure d’arrivée de Campos au 32e étage a été retardée de 16 minutes, passant désormais à 21h59, toujours pour les mêmes raisons : contrôler une porte d’alarme. Quant à l’heure d’arrivée des policiers au 32e étage, elle n’a pas changé : 22h17. Selon Lombardo (qui donne l’impression de lire un script du FBI), c’est à 21h59 que le tireur posté dans la chambre de Paddock a ouvert le feu, tandis que Campos traversait le couloir pour contrôler la porte d’alarme. Conséquence de cette modification de la chronologie : l’infortuné Campos avait perdu son statut de héros, mais plus important : on a commencé à s’interroger sur le laps de temps de six minutes entre le moment où Campos avait été blessé, et celui où le(s) tireur(s) posté(s) dans la chambre 135 (que Campos avait manifestement identifiée) avai(en)t commencé à tirer sur la foule du festival (22h05). Campos avait-il immédiatement informé l’équipe de sécurité de l’hôtel ? Cette dernière avait-elle immédiatement prévenu la police ? Si elle ne l’avait pas fait, l’hôtel risquait-il de se faire traîner en justice par les victimes ? Apparemment, oui. Le lendemain de la diffusion de cette nouvelle chronologie, MGM (propriétaire du Mandalay Bay et du lieu du festival) a publié un communiqué la contestant :

« l’heure mentionnée, 21h59 (HNP), trouve sa source dans un compte-rendu du Mandalay Bay rédigé dans la foulée, alors que nous ne disposions pas des informations que nous possédons aujourd’hui. Nous sommes désormais convaincus que l’heure mentionnée dans ce compte-rendu est inexacte. Nous savons qu’au moment où Jesus Campos a signalé des coups de feu par radio (ou dans les 40 secondes qui ont suivi ce signalement initial), des tirs ont commencé à pleuvoir sur le festival. »

MGM a également déclaré que la police se trouvait dans l’enceinte du Mandalay Bay avec des agents de sécurité armés lorsque Campos a signalé des tirs par radio, et qu’ils s’étaient immédiatment rendus au 32e étage.

Cette déclaration soulève une question cruciale : puisque la chronologie de Lombardo situe l’arrivée des deux premiers policiers au 32e étage à 22h17, qu’est-ce qui explique ce laps de temps de 18 minutes ? Plus précisément, pourquoi ces doutes sur la chronologie des événements, alors que les caméras de surveillance de l’hôtel ont très certainement enregistré – estampille temporelle à l’appui – les déplacements de Campos et des policiers à l’intérieur de l’hôtel ?

Deux jours plus tard, Lombardo a donné une nouvelle conférence de presse, modifiant à nouveau la version des événements. Campos n’avait plus été blessé à 21h59 ; en fait, c’est l’heure à laquelle il était arrivé au 32e étage par l’escalier, sur le palier, au niveau de la première porte (il y en a deux) qui mène au couloir, juste en face de la chambre de Paddock. Découvrant que la première porte était bloquée pour une raison inconnue (à ce moment-là), Campos a redescendu l’escalier jusqu’au 31e étage, a traversé le couloir de cet étage jusqu’aux ascenceurs centraux, et est monté au 32e étage dans l’intention de contrôler la porte menant à l’escalier, côté couloir.

Bruits de marteau-piqueur

Campos a traversé le couloir en direction des portes menant à l’escalier, ces dernières jouxtant les doubles portes de la suite de Paddock. Il a ouvert la première porte et a inspecté la seconde (qu’il n’avait pas réussi à ouvrir depuis l’autre côté, quelques minutes auparavant). Il a compris le problème : la porte avait été bloquée avec un support en métal. Alors qu’il se tenait sur le palier, dans l’espace entre les deux portes, Campos a appelé la maintenance de l’hôtel et l’a informée de la situation. Un ingénieur, Stephen Schuck, a été dépêché sur les lieux. Relatant les événements dans l’émission Ellen Show, Campos a affirmé que tandis qu’il se trouvait entre les deux portes de la cage d’escalier, il a entendu « comme des bruits de perceuse ».

Campos est ensuite revenu dans le couloir, faisant claquer la lourde porte de la cage d’escalier derrière lui. Alors qu’il retraversait le couloir en direction des ascenseurs, une pluie de balles a traversé la porte de la chambre de Paddock. Une balle a frappé Campos à la cuisse (sans doute un miracle, vu qu’une centaine de balles a sans doute traversé la porte, dans un couloir relativement étroit – les balles ont continué à pleuvoir après que Campos s’était mis à l’abri, ainsi que pendant/après l’arrivée de Schuck). Il s’est réfugié dans une alcôve, sous la porte d’une autre chambre, et a immédiatement alerté l’équipe de sécurité de l’hôtel. Il était 22h05 – d’après la nouvelle chronologie.

Porte de la suite de Paddock.

Comme déjà mentionné, d’après MGM, au moment où Campos a donné l’alerte, ou dans les 40 secondes qui ont suivi, le(s) tireur(s) postés dans la chambre de Paddock a/ont commencé à tirer sur la foule du festival. Rappelez-vous, MGM a déclaré que des policiers se trouvaient dans l’établissement avec des agents de sécurité armés du Mandalay Bay lorsque Campos a donné l’alerte par radio, et qu’ils s’étaient immédiatement rendus au 32e étage. Or d’après le shérif Lombardo, les deux premiers policiers sont arrivés au 32e étage à 22h17. Quelle est la bonne version ? Si les policiers ont réagi immédiatement, comme l’affirme MGM, il est peu probable qu’ils aient mis 12 minutes pour arriver au 32e étage par l’ascenseur. S’ils n’ont pas réagi immédiatement, qu’est-ce qui explique cette absence de réaction ? D’après la chronologie publiée sur Intellihub, un policier se trouvait au 31e étage à 22h11, lorsqu’il a rapporté avoir entendu des tirs d’arme automatique à l’étage au-dessus. Ne devait-il pas déjà être au courant, si la sécurité de l’hôtel et la police travaillaient déjà de concert, et que Campos et Schuck avaient alerté la sécurité à 22h05 ?

Et quid de l’ingénieur Stephen Schuck ? D’après son témoignage dans l’émission Ellen Show, après avoir reçu l’appel concernant la porte d’escalier bloquée, il s’est rendu sur les lieux par l’ascenseur de service, qui se trouvait à quelques mètres de lui. Il déclare :

« J’étais à un étage supérieur, je suis arrivé par un autre couloir, par un ascenseur de service ; je suis sorti de l’ascenseur, et j’ai passé l’angle du couloir en direction du couloir 100. C’était calme à cette heure, les portes sont entrouvertes – environ 30 cm – et Jesus était au fond du couloir, mais je l’ignorais à ce moment-là, et j’ai cru voir quelqu’un sortir du recoin ; j’ai continué à traverser le couloir et, arrivé à mi-chemin ou un peu après, j’ai vu Jesus et j’ai entendu des coups de feu. À ce moment-là, je ne savais pas que c’étaient des coups de feu, j’ai cru que c’était un marteau-piqueur, et en tant qu’ingénieur, je me suis dit : on ne fait jamais de travaux ici à une heure pareille, on ne ferait jamais ça. Et je crois que c’était à l’extérieur, ce n’était pas encore dans le couloir ; à ce moment-là, Jesus s’est penché et a dit : « Cachez-vous ! Cachez-vous ! » ; c’était à quelques millisecondes près… s’il n’avait pas dit ça, j’aurais été touché. »

Remarquez son allusion à un bruit de « marteau-piqueur », qui correspond à ce que Campos avait entendu quelques minutes plus tôt, lorsqu’il se trouvait entre les portes de la cage d’escalier. Mais ces quelques minutes sont cruciales. Campos a été touché à 22h05 ; dans les 40 secondes qui ont suivi, le(s) tireur(s) postés dans la chambre a/ont commencé à tirer sur la foule des festivaliers. Dans un scénario réaliste, combien de minutes auraient pu s’écouler entre le moment où Campos a été touché et celui où Schuck est arrivé depuis un étage supérieur et a traversé le couloir en direction de la chambre de Paddock, avant d’être lui aussi visé par des tirs ? Deux minutes ? Trois ? Quatre ? Une minute au minimum ? Même si ce n’était qu’une minute, cela n’en suggère pas moins que, dans la chambre de Paddock, quelqu’un était en train de tirer simultanément sur la foule et sur Schuck à travers la porte.

Stephen Schuck et Jesus Campos dans l’émission Ellen show

La modification de l’heure à laquelle Campos s’est fait tirer dessus (d’abord 21h59, ensuite 22h05) arrange autant la direction de MGM que le LVMPD, car elle met fin aux remarques selon lesquelles la police (qui se trouvait dans l’hôtel au moment où Campos a été touché) aurait pu arriver sur les lieux avant le début de la fusillade (22h05). Reste à savoir pourquoi les policiers et les agents de sécurité qui se trouvaient dans l’hôtel à ce moment-là ne sont pas arrivés au 32e étage avant 22h17.

Trois des quatre membres de la « SWAT team improvisée » interviewés dans l’émission 60 minutes (le policier en haut à gauche se trouvait dans la rue).

Lors d’une interview dans l’émission 60 Minutes, l’un des quatre policiers qui ont fait sauter la porte de la chambre de Paddock à 23h20 a déclaré avoir vu « plusieurs perceuses, des forets, et toutes sortes d’outils dans la chambre. » Cela recoupe les témoignages de Campos et de Schuck selon lesquels ils ont entendu des bruits de perceuse ou de marteau-piqueur juste avant de se faire tirer dessus. Au cours d’une conférence de presse, un journaliste a demandé au shérif Lombardo si, dans la chambre, il y avait des preuves indiquant que le tireur avait l’intention de s’en sortir vivant et qu’il avait prévu de s’échapper. Le shérif a répondu par l’affirmative mais a refusé d’en dire davantage. Plus tard, Lombardo a confirmé les déclarations de Campos, de Schuck et des policiers qui sont entrés dans la chambre en premier : il y avait bien des perceuses dans la chambre de Paddock. En outre, il a spontanément déclaré que le mur jouxtant la porte principale de la chambre avait été percé., mais que cette opération « n’avait pas été menée à son terme » (on peut se demander ce qu’il entend par là). Vu que des caméras étaient déjà installées sur le judas et sur un chariot de room service dans le couloir, et que la porte de la cage d’escalier était bloquée, le(s) tireur(s) avai(en)t couvert tous les angles de vue. Par conséquent, il semble peu probable que leur but ait été d’installer une autre caméra, comme l’a pourtant suggéré Lombardo. Il est plus probable qu’ils aient voulu percer le mur pour s’échapper, ce qui leur aurait permis de s’enfuir par l’escalier sans passer par la porte de la suite.

Qui a tué Stephen Paddock ?

Après la cessation des tirs à 22h15, Campos se trouvait toujours dans l’alcôve de l’une des chambres situées à proximité de la suite de Paddock. Officiellement, les policiers sont arrivés à 22h17 et sont restés dans le couloir jusqu’à l’explosion de la porte à 23h20. À aucun moment durant ce laps de temps, ceux qui se trouvaient dans le couloir n’ont entendu le moindre coup de feu – pas un seul. Cela met à mal l’allégation selon laquelle Stephen Paddock se serait suicidé par balle. La seule explication que le LVMPD a daigné fournir, par la voix du shérif Lombardo, c’est que Paddock a dû choisir le moment exact où la SWAT team improvisée a fait sauter la porte (23h20) pour se suicider – l’explosion couvrant alors le coup de feu. Une coïncidence extraordinaire : après avoir arrêté de tirer, Paddock serait resté assis dans sa chambre pendant plus d’une heure, et aurait choisi à son insu le moment exact où la porte allait exploser pour se tirer une balle. Mais on nous somme de croire cette version, parce que l’alternative, c’est que Stephen Paddock a été abattu par un tiers et que, par conséquent, il y avait plus d’un tireur dans la chambre…

 

Lu ici


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