Quarante quatre chefs de villages outillés dans le renseignement et la dénonciation

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Niassia – Quarante quatre chefs de villages outillés dans le renseignement et la dénonciation

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iGFM – (Dakar) Ils  sont quarante quatre (44) chefs de villages à officier dans leurs localités, dans l’arrondissement de Niassia, département de Ziguinchor, avec de lourdes responsabilités souvent sous-estimées parce que pratiquement méconnues. Alliés incontournables des Sous-préfets, des Commandants de Gendarmerie et Commissaires de Police,  ces «auxiliaires»  de l’administration ont bénéficié depuis hier jeudi 22 novembre 18 d’une session de formation de deux jours allant dans le sens de les former dans les textes de l’administration.  A l’issu de leur formation, ces quarante quatre chefs de villages ont été bien outillés dans le renseignement et la dénonciation.

Ces chefs de villages, à en croire le Préfet de Ziguinchor Ibra Fall qui assurait leur formation,  garantissent tous une administration de proximité très efficace dont l’administration centrale a besoin «Leurs domaines de compétence sont vastes et ils interviennent dans les actes d’état civil, le foncier, les conflits sociaux, entre autres domaines. Leur collaboration  avec les Sous-préfets  de leur localité ne fait l’ombre d’aucun doute», a dit Ibra Fall lors de sa communication. Les principaux concernés  interpellés se disent désormais mieux outillés à faire face à  leurs responsabilités. «D’ailleurs, nous promettons à l’Etat de nous inscrire tous dans la dénonciation pour pacifier notre arrondissement situé dans le département de Ziguinchor et qui est en proie  à des séries d’agressions et de vols  à mains armées», a expliqué  Eric Vincent Manga  président du collectif des chefs de village de la commune de Niassia. «Nous nous sommes tous réjouis de cette session de formation de deux jours qui nous a permis aussi d’être bien outillés dans la dénonciation. Beaucoup de choses n’avaient pas été bien maîtrisé. Maintenant que c’est fait, nous allons jouer un rôle de veille et d’alerte. Mieux, l’Etat a promis de nous assurer davantage notre sécurité», a soutenu M. Manga.  Ces moments d’échanges entre autorités administratives et chefs de villages qui ont été  a l’initiative de l’ONG Catholic Relief Service (CRS), ont aussi servi de prétexte pour lever toutes les ambiguïtés notés dans l’interprétation des textes qui réglementent la fonction des chef de villages. Des chefs de villages qui, à coup sûr, devront répondre aux exigences du moment et qui, depuis hier, ont obtenu les outilles nécessaires pour faire face à la volonté du Chef de l’Etat Macky Sall, c’est-à-dire de les revaloriser.

«La situation sécuritaire est totalement sous contrôle dans l’arrondissement de Niassia », a assuré le Sous-préfet de Niassia El Hadji Bocoume

 L’organisation de cette rencontre a servi de prétexte au Sous-préfet de Niassia El Hadji Bocoume, facilitateur de ces échanges de faire une importante révélation. «L’Etat a pris toutes les dispositions pour que la sécurité et l’ordre dans l’arrondissement de Niassia après les événements malheureux et douloureux de Boffa-Bayotte. Mieux, cette situation sécuritaire est totalement sous contrôle. Ce que nous avons constaté dernièrement, ne sont que des actes de vandalisme et de banditisme. Des actes qui doivent aussi régler par les populations», a révélé El Hadj Bocoume qui croit ferme que la territorialisation des politiques doit reposer sur des hommes suffisamment formés. «Ces chefs de villages doivent maintenant faire honneur à leur fonction de chef de village. J’ai coutume de dire que nous autres,  autorités administratives, nous avons une responsabilité parce que c’est à nous qu’il revient de procéder à la consultation des chefs de carrés, la nomination du chef de village. Très souvent, à la suite de cela, nous ne procédons pas à leur capacitation. Je suis en train de résorber ce gab et l’arrondissement de Niassia, étant touché profondément par la crise casamançaise, nous y retrouvons beaucoup d’intervenants, de nombreux partenaires au développement qui doivent tous du répondant sur le terrain», a ajouté M. Bocoume. Le Sous-préfet de Niassia n’a pas manqué, lors de cette session de renforcement de capacité, d’inviter les chefs de villages et les autres leaders commentaires  à coopérer avec les autorités administratives  pour lutter contre le banditisme dans cette zone.

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