[Côte d’Ivoire Hôpitaux ivoiriens] Meurtres en série sans condamnation

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Vous négligez les patients, les femmes en travail. Quand ils meurent, vous êtes incapables d’assumer vos actes, de présenter des excuses. Et souventes fois, vous êtes couverts par vos collègues, votre hiérarchie.

‘’Vous négligez les patients, les femmes en travail. Quand ils meurent, vous êtes incapables d’assumer vos actes, de présenter des excuses.’’

La justice des hommes, de vos collègues tranche en votre faveur. Mais votre conscience tranche-t-elle en votre faveur ? La justice de Dieu tranche-t-elle en votre faveur ?

Par votre négligence, vous endeuillez des familles. Vous faites des orphelins. Mais quand vous rentrez du travail, vos enfants sont heureux de vous accueillir et vous aussi, vous êtes heureux de les soulever, de les embrasser.

‘’Par votre négligence, vous endeuillez des familles. Vous faites des orphelins.’’

Ce bonheur-là, vous l’ôtez  à des êtres humains semblables aux vôtres. Et votre conscience ne vous gronde pas. Vous n’avez ni regret ni remords !

Les meurtres les plus récents sont ceux de Port-Bouët (une femme abandonnée par la sage-femme, tombée du lit et retrouvée morte par son conjoint), de Gagnoa (un malade qui aurait été abandonné au bord de la route par un agent de la santé) et Yaou (une femme non secourue pour ‘’ambulance non inaugurée’’ ou ‘’sans batterie’’).

‘’Ce bonheur-là, vous l’ôtez  à des êtres humains semblables aux vôtres. Et votre conscience ne vous gronde pas. Vous n’avez ni regret ni remords !’’

Pour une ambulance qui ne peut être en service parce que ‘’non inaugurée’’ ou ‘’sans batterie’’, un être humain est arraché à l’affection des siens.

‘’Si ces morts ne vous réveillent pas pendant votre sommeil, c’est que vous êtes forts.’’

Comme il n’y a toujours pas de sanctions exemplaires, ces actes prospèrent, endeuillent des familles, font des orphelins.

Si ces morts ne vous réveillent pas pendant votre sommeil, c’est que vous êtes forts.

Mais ‘’tout se paie sur terre.’’ Ce n’est pas vaine expression.

Pascal Kouassi

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