Référendum du 20 Mars 2016, décision du déshonneur pour sécuriser la rente d’une haute trahison

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Référendum du 20 Mars 2016,
décision du déshonneur pour sécuriser la rente d’une haute trahison.
Divin est le Verbe parce que Créateur truisme que semble ignorer certains mollahs qui se sont évaporés dans les abysses d’un silence incompréhensible face à la clameur suscitée par l’apostasie présidentielle. De par leur apathie triste est de constater la sanctification du non-respect d’un engagement qui ne saurait être synonyme de promesse. Pour une nouvelle conscience, leur inertie complice nécessite de rappeler que le chemin qui mène à la Lumière ne s’ouvre qu’à ceux qui, par peur de l’avanie, se meuvent dans les galoches de la vérité sous lesquelles s’écrabouille le mensonge.

L’affliction est au faîte de l’inacceptable face au dédit qui bafoue et fait vaciller toutes les institutions de notre République. Le référendum du 20 Mars 2016, décision du déshonneur pour sécuriser la rente d’une haute trahison, est l’acte de trop qui suffoque. Nul ne doit légiférer à la place du peuple souverain pour s’opposer à la manifestation de sa volonté. Que vaut désormais la parole de l’intellectuel politicien et de l’universitaire juriste sénégalais ? Regret pour nous qui espérions nous former avec le trop-plein de savoir qu’ils déversent dans la rue publique.

La parole de nos aïeux ont scellé des pactes demeurés jusqu’à nos jours inviolés. Cette probité, symphonie de l’allure de notre Armée Nationale, s’est cimentée avec la devise : « On nous tue mais on ne nous déshonore pas ». Fiers soldats, votre serment diffère de celui des goinfres qui se dandinent dans un organisme sans fibre patriotique et pour qui l’étendard et l’hymne national ne peuvent constituer une énergie positive capable de dissoudre le MOI égoïste qui enterre l’intérêt général.

L’état d’exaltation du clan, manifestation de son aversion à l’égard de notre peuple, prouve le peu de souci qu’il a du reniement de son leader. Il est temps de mettre un terme à la rétorsion verbale pour laver cet affront de l’infamie. Ce référendum dénudé de sa substance a été programmé à l’avance et le directoire de campagne pour une victoire du « OUI » déjà acquise n’est que stratagème pour placer sous un nimbus un dessein frauduleux mis en place depuis la fin de la révision des listes électorales de 2015.

Le référendum est une élection générale et peut servir de support pour valider une stratégie électoraliste pour la présidentielle. La mise en évidence ci-dessous des faiblesses du système actuel de vote permet de constater que l’administration de l’ordonnateur du référendum gère à elle seule les trois (3) séquences les plus importantes de notre processus électoral ce qui lui ouvre toutes les voies de fraude.

1- La mise à jour du fichier électoral après révision des listes électorales
Cette séquence déjà apurée par la seule administration de l’ordonnateur du référendum permet d’inscrire des électeurs virtuels à l’insu des autres acteurs qui n’ont aucun moyen pour vérifier l’exactitude du nombre d’électeurs dans le fichier. Seul un contrôle physique permettrait d’être édifié sur la neutralité de cette administration. Pour le référendum du 20 Mars 2016 aucune possibilité n’est offerte pour mener cette tâche.

2- La confection de la carte électorale
Elle aussi, sous la seule responsabilité de cette administration, permet de créer des bureaux de vote fictifs (BVF) dans des localités bien choisies pour comptabiliser les « suffrages » des électeurs virtuels. Et pour bien comprendre ce qui se passe, il serait nécessaire de rappeler qu’il existe deux types d’élections, les élections locales pour les collectivités locales et les élections générales comme la présidentielle et le référendum.
Pour les élections locales, chaque collectivité locale a sa carte électorale ce qui rend pratiquement impossible la création de BVF pour valider les « suffrages » des électeurs virtuels. Mais pour les élections générales, l’implantation des bureaux de vote n’est limitée par aucune frontière ce qui permet à cette administration, qui s’octroie le privilège de se retrouver seule avec un contrôle illimité sur l’ensemble du territoire national et à l’étranger, de créer des BVF. Cette voie de fraude est confortée par le fait que la majorité des candidats ne sont pas représentés dans tous les bureaux de vote et à cela s’ajoute la carence de l’organe de régulation. Pour le référendum du 20 Mars 2016 la carte électorale est déjà confectionnée sans l’implication des autres acteurs du processus électoral.

3- La remontée des procès-verbaux vers les commissions de centralisation
Cette séquence aussi, sous le seul contrôle de cette administration, permet de prendre en charge les résultats des BVF où les électeurs virtuels ont « voté ». Seul un déploiement d’observateurs à partir d’une carte électorale confectionnée par tous les acteurs permettrait d’obstruer cette voie de fraude qui nécessite en plus un dispositif de gestion pour pouvoir publier tous les résultats dans l’heure qui suit la fermeture des bureaux de vote. Pour le référendum du 20 Mars 2016, même si un tel dispositif existait, il serait impossible de le déployer.

En plus de tout ce qui précède les préalables d’ordre matériel et organisationnel qui s’imposent ne sont pas pris en compte :
1- L’utilisation du bulletin de vote unique qui permettrait d’éviter toute polémique sur la qualité et
la quantité des bulletins de vote ;
2- L’utilisation du spray pour une mettre un terme aux votes multiples ;
3- La limitation du nombre d’électeurs à trois cent (300) par bureau de vote ;
4- La suppression de la prolongation de l’heure de vote.

Il ne s’agit d’être expert électoral ainsi, ne rien comprendre qui veut.

Aussi longtemps que cette administration aura, à elle seule, la gestion de ces trois séquences, le peuple sera toujours spolié de ses prérogatives. Pour le clan, un NON aux conséquences fatales sur tous les plans est inconcevable face à un plébiscite du OUI qui engagerait la responsabilité du peuple sénégalais. Contre cette nigauderie une seule solution, à défaut de pouvoir s’opposer à la tenue de ce référendum ingénu, un report pour un dialogue élargi suivi d’un audit préélectoral s’impose.
Monsieur Bakar NDIAYE
Chercheur-Inventeur
Expert électoral

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