Foundiougne 15 octobre 2019: Journée Internationale de la Femme Rurale

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En marge de la quatrième foire locale des produits agricoles,  Foundiougne a célébré,  sur les berges du Saloum, le 15 octobre 2019, la Journée Internationale de la Femme Rurale sur le thème : « Les effets  de l’extraction violente des ressources naturelles, minières sur les Droits des femmes ».

La cérémonie officielle d’ouverture a été présidée par Moussa Ali BA, Adjoint au Préfet du Département de Foundiougne, en présence de plusieurs Chefs de service départementaux, de  représentants de partenaires au développement dont Madame Nathalie SOUMAORO, d’ACTIONAID National ainsi que  de notables de Kaolack et de Foundiougne. Elle a débuté par des prières suivies d’un vibrant hommage rendu respectivement à deux femmes leaders : Kéwé NDIAYE de Foundiougne et Bineta  SARR de Kaolack. « La mort n’emportent pas les actions. Repose en paix ma sœur » à lire parmi les témoignages écrits sur des supports remis aux familles des disparues. Chants et poèmes, à la gloire de celles qui furent pour certaines des « mères » et pour d’autre des guides ainsi que des références ; références sur lesquelles  s’est beaucoup appesanti l’Adjoint au Préfet du Département de Foundiougne, lors de son allocution, pour encourager les femmes et autres acteurs du développement à la base à participer activement à l’émergence du Sénégal. Comment ? En organisant de telles rencontres et en participant à des activités comme la Foire des produits agricoles de Foundiougne, a répondu Moussa Ali BA. « Nous rendrons fidèlement compte de ce que nous avons vécu ici depuis le 12 octobre et en profiterons pour demander à ce que l’on vous appuie d’avantage », a ajouté, Monsieur BA.  Un appui qui sera le bienvenu selon Mme Nathalie pour qui,  la date du 15 octobre est « « incontournable pour penser aux mères et aux sœurs qui s’évertuent à remplir le grenier et à faire manger convenablement la famille ».  « Mais qu’on entend  pas quand leurs principaux outils de travail leurs sont arrachées », a renchéri Nathalie SOUMAORO concluant que ce sont là des actes qui affectent et ce dangereusement les droits des communautés pour ainsi lancer le débat sur les effets de l’extraction violente des ressources naturelles, thème de la journée.

Ils  étaient quatre venus partager avec les femmes présentes en grand nombre pour en savoir plus sur leurs droits quand elles perdent les outils et les ressources qu’elles exploitent. Il s’agit du Représentant du Capitaine NDiaga FAYE, Chef Services des Eaux et Forêts du Département de Foundiougne, du Capitaine DIALLO, Responsable des Aires Marines Protégées (AMP), d’Ousseynou SALL, Chef du poste des Pêche de Foundiougne et d’Oumar LY, Président du Tribunal d’Instance de Foundiougne.

Suite aux échanges dont des expériences vécues par nombre de participantes, on retient d’abord que la ressource ne suffit plus, la denrée se fait rare alors que la population ne cesse de grandir. Une adaptation est nécessaire : demander à la population ce qu’elle veut et harmonier avec elle pour éviter l’anarchie. Ensuite que la terre appartenant à ceux ou celles qui la travaillent, justice doit être faite pour reconnaître les droits des femmes victimes de l’exploitation des ressources sous-terraines et halieutiques. Que les femmes doivent intégrer les instances de décisions notamment les commissions domaniales au sein des communes pour accéder à la terre et aux prêts pour exploiter autant de surfaces que les hommes.

Alioune LOUM,

www. fadoum.com.

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