Il était une fois la Journée des Nations Unies

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Lundi, 24 octobre 2022, à Dakar, aux environs de 10 heures, j’arrive à la Place de l’Indépendance. A ma gauche, le Ministère des Affaires Etrangères. A à ma droite, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Dakar. Je m’engouffre dans l’Avenue Léopold Sédar Senghor, le Bureau Régional pour l’Education en Afrique de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (BREDA/UNESCO) n’est plus là, à ma droite. J’emprunte le Boulevard de la République, cap sur le Théâtre National Daniel SORANO. Place Washington, Rond-point du Ministère de l’Intérieur que je contourne. Le Ministère de l’Economie et des Finances, à ma droite. Tout droit vers l’Avenue Nelson Mandela. Me voilà à l’Institut des Nations Unies pour le Développement et la Planification (IDEP) et enfin le drapeau de l’Organisation des Nations Unies (ONU) qui, en ce jour anniversaire était visible sur tout ce parcours. La Journée des Nations Unies est célébrée, chaque année, le 24 octobre, date d’entrée en vigueur de la Charte des Nations Unies, en 1945.

Une célébration très attendue qui a marqué, des décennies durant, le calendrier culturel de la place de Dakar : cérémonies officielles, dîners de gala, expositions-photos, conférences, projections de films suivies de débats, visites de projets sur le terrain. Des activités de sensibilisation à grande échelle sur les idéaux et missions de l’ONU et de ses institutions spécialisées avec comme principales cibles : l’Administration, les Médias, la Société civile, les Elèves, les Etudiants et le Grand public.

De «Journée des Nations Unies », la célébration passa de « Semaine des Nations unies » et à «Quinzaine des Nations unies». C’est ainsi que durant une semaine puis deux, des Organisations Non Gouvernementales (ONG) comme l’Association Sénégalaise pour les Nations Unies (ASNU) présidée par Babacar KEBE organisaient différentes manifestations dont le «Gala des Nations», à travers le pays, pour un large échange avec les populations sur le thème de la journée ; thème proposé par l’ONU. La veille, à 20 heures, le Ministre des Affaires Etrangères, dans un message radio télédiffusé mettait l’accent sur la position et les efforts de son pays sur le thème de la journée : Moustapha NIASSE, Ibrahima FALL, Cheikh Tidiane GADIO… Parce qu’en fait ce sont les Etats Membres qui commémorent l’entré en vigueur de la Charte des Nations Unies, appuyés en cela par le Système des Nations Unies et autres partenaires. Le programme de la célébration faisait l’objet de réunions, au Ministère des Affaires Etrangères, sous la houlette de la Division des Organisations Internationales (DOI). Le Système des Nations Unies au Sénégal proposa par la suite de débuter la «Journée des Nations Unies », le 16 octobre, Journée Internationale de lutte contre la Faim, et de prolonger la célébration jusqu’au 10 décembre, « Journée des Droits de l’Homme», le mois de novembre étant consacré aux violences faites aux femmes et aux filles. «Une occupation permanente du terrain», comme aimait dire Moncef KARTAS, Ancien Directeur du Centre d’Information des Nations Unies (CINU) pour la Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, la Gambie, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Mauritanie et le Sénégal. Des activités qui avaient pour cadres : le Ministère des Affaires Etrangères, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Dakar, le BREDA/UNESCO, le Théâtre National Daniel Sorano : Hommage aux Casques Bleus, la Galerie Nationale d’Art, l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, le Centre Culturel Blaise Senghor, l’Hôtel Méridien Président, les Mairies de Guédiawaye et de Sam Notaire, dans la banlieue de Dakar, la Maison d’Arrêt et de Correction (MAC)de Reubeuss, Gorée, MAC de Diourbel, Institut Islamique Africain Américain (IIAA) de Médina Baye/Kaolack, Darou Tanzil à Touba : la ville sans bidonvilles, Saint Université Gaston Berger de Saint Louis),Tambacounda (COTAMBA), Ziguinchor(Femmes pour la Paix en Casamance), Fatick et Foundiougne : «En route pour Durban» pour promouvoir la Conférence Mondiale sur la Lutte contre la Racisme, la Discrimination Raciale et la Xénophobie, (Afrique du sud), etc.

Des ONG ainsi que des ministères s’inspirèrent de ladite célébration pour organiser les « Semaine de la Femme », «Quinzaine de la Femme» et « Quinzaine de la Lutte contre la drogue : des tournées à travers le pays, à partir du 8 mars et du 16 juin, conduites par le Ministre de tutelle, pour partager avec les populations sur les thèmes choisis chaque année.

L’occupation du terrain reprenait avec la Journée Mondiale de la Santé (7 avril), la Journée Mondiale de la Liberté de la Presse (3 mai), la Journée Mondiale de l’Environnement (5 juin), la Journée Mondiale de la Population (11 juillet), la Journée Mondiale de la Jeunesse (12 août), et la Journée de l’Ozone (16 septembre).

Alioune LOUM,

fadoum.com 

ndouckou@gmail.com

 

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