Samba gano, candidat malheureux à l’immigration : «comment j’ai survécu à 2 mois de captivité aux mains de Boko Haram» :

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terroristeLe jeune tailleur de Velingara, Samba Gano, père de famille, fait partie de ces Africains tentés par l’eldorado européen. Interrogé par l’Observateur dans sa livraison du jour, il raconte son périple, «l’enfer sur terre».

Obsedé par l’aventure, Samba Gano a voulu aller en Italie, pour y monnayer ses talents et offrir aux siens une vie meilleure. Mais il ne pouvait s’imaginer ce qu’il l’attendait.

Un beau matin, avec 3500 FCfa en poche, dit-il, il quitte Vélingara pour Bamako. Puis, 21 jours plus tard, n’ayant plus de sous, il quitte la capitale malienne pour rallier par la route Agades, au Niger en passant par Ouaguadougou et Niamey.

Une fois à Agades, Samba Gano se retrouve avec 11 autres candidats à l’immigration voulant rallier Tripoli.  C’est dans le désert, à bord d’un véhicule 4X4, qu’ils sont tombés sur les combattants de Boko Haram armés. “Ils nous ont violemment extraits du véhicule, en nous fouillant et en nous dépouillant de tous nos biens”, confie t-il à nos confrères.

«C’était pénible, on dormait à même le sol. Nous étions surveillés, de jour comme de nuit, avec 4, voire 6 gardes, le doigt sur la gâchette. Même pour faire nos besoins naturels, nous étions surveillés de près. Nous avons vécu en plein désert, pendant 2 mois, dans des conditions climatiques insoutenables. Il régnait un froid de canard. C’estait l’enfer sur terre», narre à nouveau Samba Gano, affirmant qu’ils n’ont pas été torturés.

«Un jour, vers 4 heures du matin, ils sont revenus à leur base avec d’autres groupes d’otages. Ils étaient plus nombreux que nous.  Quelques instants après et contre toute attente, les djihadistes nous ont sommés de quitter immédiatement les lieux», ajoute-il.

Actusen.com

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